Feline immunodeficiency virus

Feline immunodeficiency virus

Encore appelée SIDA du chat, cette maladie est provoquée par un rétrovirus (Feline Immunodeficiency Virus), isolé chez le chat pour la première fois en 1986. C’est une maladie grave, à l’issue souvent fatale.

Quand la maladie se déclenche, le chat perd alors ses défenses immunitaires. La durée d’incubation est de 4 à 6 semaines.

La première phase passe souvent inaperçue : fièvre modérée, une baisse du taux des globules blancs et augmentation légère de la taille des ganglions lymphatiques. Il ne se passe rien, vous ne vous en apercevez pas, le chat vit normalement pendant un temps indéfini (la maladie n’est pas déclarée),

La 2e phase est d’une durée très variable (5 à 10 ans) : le chat est séropositif et ne présente aucun symptôme, le virus est en sommeil dans son organisme. Il est contagieux pour les autres chats.

3e phase : – la maladie se déclare, à la faveur d’un stress, le virus se « réveille ». Il se multiplie et détruit des globules blancs, ce qui entraîne la défaillance de ses défenses immunitaires. Vous ne vous en apercevez que lorsque elle est avancée et l’état général du chat se dégrade : amaigrissement rapide, fièvre… Vous n’avez alors d’autre choix que d’éviter des souffrances inutiles à votre chat.

Ce virus n’est pas contagieux pour l’homme ni pour le chien

Ce virus n’est pas synonyme de FeLV. C’est un autre virus (même s’ils sont de la même famille) et une autre maladie (même si les symptômes peuvent être similaires).

Il n’existe pas de vaccin contre le FIV en Europe.

Contamination

Le FIV se transmet principalement par échange de sang et de salive (morsures profondes) et par voie sexuelle. Les chats mâles entiers sont donc particulièrement concernés.  Les chats mâles non castrés, vivant à l’extérieur, sont donc les plus exposés : le chat deviendra alors très sensible à toutes sortes d’infections.
On trouve des chats infectés par le FIV partout dans le monde. Les taux d’infestation varient beaucoup, de 0 % chez des chats d’intérieur ne sortant pas, à 10-15 % ou plus dans des populations de chats malades ou à risque. Les chats mâles non castrés, vivant à l’extérieur et qui se bagarrent (avec des abcès à répétition), sont globalement les plus exposés, vu le mode de transmission par morsure
. Etant présent dans la salive, il peut également se transmettre par léchage, mais beaucoup moins aisément que le FeLV. La transmission de la mère aux chatons est possible, au moment de la naissance ou lors de l’allaitement.

En revanche, le virus est très fragile dans le milieu extérieur, de sorte que la contamination indirecte est très peu probable.

Les populations de chats sauvages et errants constituent un réservoir important du virus.

Symptômes

Le FIV entraîne une déficience en globules blancs (leucopénie), ce qui entraîne une défaillance du système immunitaire rendant alors le chat sensible à toutes sortes de maladies, notamment les stomatites chroniques empêchant l’animal de s’alimenter, le développement d’abcès, des diarrhées, les uvéites (inflammation de l’oeil)… Globalement, le chat est alors vulnérable à toute maladie opportuniste, y compris celles contre lesquelles un chat en bonne santé sait normalement se défendre, et en guérit plus difficilement qu’un chat sain.

Comme le FeLV, le FIV en phase terminale peut aussi entraîner des anémies et la formation de tumeurs cancéreuses : (lymphosarcomes, leucémie).

Enfin, chez les femelles non stérilisée, la leucose peut entraîner des avortements.

Diagnostic

Il passe par la réalisation d’une prise de sang et d’un test par votre vétérinaire.

Ce test est réalisé en routine par votre vétérinaire, par exemple lors de l’adoption d’un chaton, ou de l’introduction d’un nouvel individu dans un effectif de chats sain.

Ce test recherche la présence des anticorps. Un jeune chaton positif peut en réalité être encore porteur des anticorps de sa mère. Un chat apparemment négatif peut être en réalité encore en incubation. D’où l’intérêt de tester à nouveau quelques mois plus tard.

Traitement et prévention

QUELLES CONDITIONS DE VIE POUR UN CHAT FIV ?

S’il n’existe à ce jour aucun traitement pour ces deux virus FIV/FeLV, il ne faut pas condamner pour autant les chats ayant contracté la maladie, même si l’emploi de l’interféron permet d’améliorer la survie des chats atteints. Une fois que le virus est « réveillé » et que la maladie est déclarée, le pronostic est malheureusement sombre.  De plus, une fois les premiers symptômes apparus, il est possible de traiter ceux-ci de manière ciblée pour régler les problèmes du chat un à un (sa fièvre, sa diarrhée, etc). Cela représente un coût que vous devez être prêt et capable de payer.

Il devra vivre seul ou avec d’autres chats porteurs s’il est sociable. Le chat porteur du Fiv est contagieux pour ses congénères. Il ne doit donc pas être mis en contact avec un chat sain.  Il lui faudra vivre impérativement en appartement, sans possibilité de sortie. Cette vie en milieu protégé lui permettra aussi d’éviter toute contamination par des maladies extérieures.  Un chat bien protégé est un chat qui vivra longtemps !

Les vaccins habituels devront lui être administrés afin de le protéger au mieux.

Une nourriture saine sera aussi importante.

Vous devrez observer régulièrement votre animal (sans tomber dans la psychose) et consulter votre vétérinaire dès apparition de signes alarmants.

Celui-ci est impossible pour un chat sauvage ou qui vit dehors, malheureusement pour lui et pour ne pas condamné pleins d’autres chats, il faut penser de l’euthanasier.

Il n’existe pas actuellement en Europe de vaccin contre le FIV. Sa prévention passe donc par la stérilisation des chats. Un vaccin contre le FIV est commercialisé en Amérique du Nord depuis quelques années. Son efficacité est incomplète et son utilisation encore controversée (notamment car il n’est pas possible de distinguer un chat vacciné d’un chat séropositif).

 


 

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